Vietnam - Male village

3ème jour de notre ballade en moto.

En repartant de la ville d'Ha Giang (capitale de la province du même nom) nous décidons de faire un petit détour par un village de tisserands.

Selon le guide du routard dans ce village il y a un grand marché sur lequel on peu observer tout le processus de tissage du lin.
En arrivant sur place on ne trouve aucun marché... on décide quand même de ce promener dans le village. Les maisons sont en torchi et les toîts sont en taule ou en tuiles, là on est vraiment dans la campagne Vietnamienne.

En passant à coté d'une maison on entend un bruit bizarre "clac clac clac". La curiosité l'emporte et sans y avoir été invité on entre dans la maison. Et là, sourire aux lèvres, on découvre une femme assise devant sont métier à tisser. Notre présence n'a absolument pas l'air de la déranger dans son travail, elle semble imperturbable, et pourtant elle nous offre un beau sourire!

Nous sortons pour la laisser travailler tranquillement, et nous poursuivons notre visite. Fort de cette expérience on décide de ne pas rester sur la route et on va se balader entre les maisons. Grâce à "ce culot" on découvre des scènes de vie absolument géniale! La mamie qui étire les tiges de lins pour en faire du fil, ou encore une jeune femme debout sur une pierre plate, elle même posée sur une pierre ronde, et elle assoupli le tissu... Mais que demander de mieux?!?!
Et bien qu'une doyenne du village vienne nous trouver et nous ouvre les portes de leur coopérative! A l'intérieur il y a tous le matériel de traitement du lin, de tissage, de teinture, d'assouplissement... les scènes de vie que nous venons d'observer par nous même nous sont maintenant expliquer dans un anglais approximatif, mais avec démonstration!

Je peux même essayer quelques ateliers tel que étendre le fil sur un "manège", ou essayer d'assouplir le tissu.
Pour cette dernière activité, quand j'ai vu la jeune femme le faire devant sa maison ça ne semblait pas très compliqué... Mais c'était sans compter le poids de la pierre qui pèse très lourd et qu'il faut arriver à soulever seulement en mettant le poids du corps d'un côté. Bref! Je me suis bien ridiculisé mais on a aussi bien rit!
On observe aussi des petites filles qui sont en train d'apprendre la broderie. Elles font absolument tout avec du fil et une aiguille, et du haut de leur 12 ans maximum elles nous épatent par leur dextérité!

Dernière étape, la doyenne nous emmène dans le magasin du village. A l'intérieur est exposé leur artisanat. C'est très coloré, et les motifs sur les tissus sont d'une finesse... On craque, on achète quelques conneries, mais on se dit qu'on préfère acheter ici, dans un village loin de tout où on a réellement pu voir le travail effectuer à la main, que dans une boutique de touriste.

Bon c'est pas le tout mais on a encore de la route à faire. On remonte sur nos motos pour serpenter les routes de montagnes aux paysages inoubliables. On roule pendant près de 4h avant d'atteindre le Male village et donc notre auberge.
Cette auberge est tout ce qu'il y a de plus typique. Maison en bois à deux étages, pas de chauffage, seulement un foyer pour le feux au pied des lits (et encore pas pour tous les lits), et une grande cuisine où l'on cuisine au feux de bois.
Cette maison est située dans un village tout aussi authentique que celui des tisserands, à la différence c'est qu'ici les gens ne sont tellement pas habitué à voire des touristes qu'on attise la curiosité. En se promenant on peut voir le nourrissage des bêtes, le rapatriement des troupeaux de buffles, des petits garçons jouer à la toupie, des outils de tissage, le tri des grain de maïs... enfin bref, vous l'aurez compris on est complètement immergé dans la culture vietnamienne et on adore ça!
Le soir notre jeune hôtesse d'une vingtaine d'année nous a préparé un dîner digne d'un festin que nous partageons avec deux coréens, et deux vieilles femmes qui vivent et travaille ici. Notre hôtesse se lance tout juste dans l'hôtellerie, et elle est tellement contente d'avoir du monde qu'elle nous sert en continue des verres d'alcool de maïs. Ça ressemble à de l'alcool de riz mais en moins fort.
A la fin du repas les dames âgées s'en vont pour continuer à travailler. Dans un premier temps elles s'occupent de trier les grains de riz fraîchement récolté, puis ensuite l'une d'elles entre de nouveaux dans la cuisine avec un sac plein d'épis de maïs séchés pour les éplucher. Je me fais un plaisir de m'assoir près d'elle et de lui faire comprendre que je veux l'aider. Elle me donne un trognon de maïs et me fait signe de frotter l'épis avec. Ça me demande un peu de temps mais je finis par y arriver, et les grains de maïs se décolle tout seul. J'entraîne avec moi mon homme et les coréens.
La vieille dame bien que surprise par cette initiative a l'air amusé de nous voir mettre la main à la patte. Quant à nous on est ravi de pouvoir  donner un coup de main.

Le lendemain, après une nuit bien fraîche (5℃ sans chauffage), notre hôtesse nous annonce que c'est jour de marché. Même pas besoin de réfléchir, on y va et tant pis pour notre timing!!!
Arrivé sur place on découvre un marché plein de couleur. Les femmes sont en tenue traditionnelles et les hommes portent un béret. Un béret?!?! Et oui! C'est ce qu'il reste de l'occupation française!

Après ça il est temps de reprendre la route, mais la tête rempli de belle choses!!!

Quand on ose entrer chez les gens voile ce qu'on découvre!

Une habitation dans le village des tisserands

Madame prépare la bobine de fil en rabouttant les morceaux de lin

Les morceaux de lin sont raboutté, démêler et humidifié, il faut maintenant les entortillé pour en faire du fil.

Etirage du fil de lin.

Après le tissage, "l'assouplissage". Pour assouplir le tissu il faut être 2, une qui roule sur la pierre, et l'autre qui tire le tissu

Et enfin la décoration. Future brodeuse professionnelle. Elle est déjà bien concentrée!

Le magasin de la coopérative. Simplement superbe quand on sait que tout ça est entièrement fait à la main!

Sur la route, c'est vraiment pas beau!

Notre auberge au Male village

Dans le Male village c'est l'heure de manger pour les vaches

Une maison typique de ce magnifique village. C'est vraiment dommage que les habitants construisent de nouvelles habitations plus moderne quelques mètres plus loin. J'ai bien peur que d'ici quelques années ce village ne soit plus aussi authentique.

Le tri des grain de riz se fait mécaniquement...

... Mais l'épluchage du maïs reste manuelle...

... Et tout le monde donne un coup de main.

Le marché

Petit jeux: en comptant le nombre de coiffe différentes des dames vous pourrez savoir combien d'ethnies locales fréquente ce marché,

Des années d'occupation française ça laisse des marques!

Même les petites filles ont droit à leur costume

Il est temps de reprendre la route, on est un peu triste de partir de ce super village mais le paysage à un petit côté réconfortant.
Très réconfortant 

Qui est-ce qui a connu ça? Personnellement il m'a fallu un petit moment pour comprendre que c'est une pompe à essence. Et maintenant le terme "pompe" à essence prend tout son sens :-) Nous voilà rendu à Bao Lac.

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